La cour des comptes formule des recommandations sur la prise en charge de l'autisme


A la demande du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée Nationale, la Cour des comptes a évalué la politique publique en direction des personnes présentant des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Dans un rapport présenté le 24 janvier, les conclusions de la Cour des comptes montrent une gestion encore inefficace et une incapacité d’intégration au sein de la société. Elle pointe l’insuffisance des efforts faits par la France dans la prise en charge de l’autisme. La Cour formule en ce sens onze recommandations dans trois axes différents.- Renforcer les connaissances sur les TSA. Pour l’approfondissement des connaissances, le rapport préconise la création d’un Institut de recherche sur le neurodéveloppement, adossé à l’Inserm, qui pourrait étudier toutes les dys-praxies, lexies, troubles du comportement.

- Mieux articuler les interventions des différents et nombreux partenaires, au service d’un objectif renforcé d’individualisation des parcours et d’inclusion dans la société des personnes autistes. La Cour des comptes souhaite une meilleure coordination des acteurs, en multipliant les partenariats entre établissements scolaires et médico-sociaux.

- Mieux assurer des prises en charge de qualité dans l’ensemble des territoires. Il conviendrait de redonner une impulsion aux ARS, notamment pour le déploiement d’un schéma de repérage, diagnostic et interventions précoces. L’évaluation des actions joue également un rôle majeur. Didier MIGAUD, Premier Président de la Cour des comptes estime que les objectifs du quatrième plan autisme devraient avant tout être « clairs et assortis d’indicateurs ».